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Clips de la semaine #9

Grand Corps Malade & Camille LelloucheMais je t’aime

Grand Corps Malade dévoile le premier extrait de son album “Mesdames” sorti vendredi. C’est en compagnie de Camille Lellouche qu’il décide d’entamer l’exploitation de son projet. “Mais je t’aime” est une chanson d’amour teintée de mélancolie, qui démontre une image loin de la perfection de ce sentiment amoureux. La réalité prend vite le dessus. Il y a un an, Camille Lellouche a entamé l’écriture et la composition de cette chanson. Elle bloque au milieu, et ne sait plus comment la finir. Son ami Grand Corps Malade est venu à son secours afin de faire naître cette merveille.
Sur la chanson, Grand Corps Malade et Camille Lellouche incarnent le rôle d’un couple amoureux, qui vit une histoire d’amour déchue. En effet, aimer n’est pas toujours joyeux, la vie en rose est plus un mythe qu’une réalité. C’est magnifique, frissons et émotions assurées.

J-SilkBring Me Joy

J-Silk, trio neo-soul bordo-londonien, revient avec un nouveau single “Bring Me Joy”. Après avoir été vu auprès d’artistes comme Poppy Ajudha, Black Milk, Laura Misch, Moonchild ou Lee Fields, le groupe revient avec un 3e EP “Dreaming Awake”, dont le premier single annonce la couleur. Plus frais que jamais, le morceau raconte comment une histoire d’amour transcende un quotidien parfois terne et transporte vers une dimension parallèle. Une mélodie groovy sur un beat hip hop efficace !

CelesteI Can See The Change

La prometteuse chanteuse de soul, Celeste, influencée par le jazz qui a gagné toutes ces comparaisons à Amy Winehouse, est partie en tournée avec Michael Kiwanuka et a été bookée dans des grands festivals tels que Glastonbury, Primavera Sound et SXSW. Dans sa musique, son identité artistique toute particulière pour se démarquer, faite d’une voix cassée imparable et d’influences diverses, passant de la soul aux saveurs jazz et RnB de la black music de son enfance. Un ensemble d’éléments que l’on retrouve aisément sur ce nouveau morceau, produit par le génial FINNEAS. Confinement oblige, c’est l’appartement de la chanteuse qui a dû endosser le rôle de plateau de tournage, plongé dans le noir, pour donner cet effet de vortex obscur dans lequel Celeste se dresse en figure étincelante tournoyant sur elle-même. Le titre du morceau l’indique, “I Can See The Change” s’inspire des événements de ces dernières semaines pour livrer un message plein d’espoir, porté par le vent de changement qui souffle sur le monde entier à l’heure actuelle.

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KhruangbinPelota

L’espagnol de Khruangbin refait son apparition sur “Pelota”, le troisième single issu de “Mordechai”, qui sort semaine prochaine pour notre plus grand plaisir. Le trio texan avait opté pour l’anglais sur ses deux premiers singles, “Time (You and I)” et “So We Won’t Forget”, des productions aux guitares et percussions du monde. C’est alors que Pelota (comprenez “balle” en espagnol) semble beaucoup plus typé, un son pour le soleil de juillet, à l’image du groupe. Le clip animé a été réalisé par Hugo Rodriguez Rodriguez, écrit par Alvaro Sotomayor et produit par Glassworks Creative Studio. On retrouve le groupe flottant dans les airs dans un monde haut en couleur. La video arbore un style japonais qui nous est familier en ce qui concerne Khruangbin, le tout dans un univers qui fait graviter de nombreuses sphères pour faire référence au titre de la chanson. Vous avez trouvé votre son de l’été !

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Cyra Gwynthnot the one

Elle est hollandaise. Elle est belge. Elle est philippine. Cyra Gwynth semble provenir du monde entier. Elle est la dernière sensation pop / RnB d’Amsterdam. Depuis 2018, elle s’affirme sur la scène RnB avec les singles qu’elle sort les uns après les autres. “eight”, “high” et son dernier single en date “not the one”. On pourrait penser que c’est une formule banale: des basses profondes et des rythmes serrés, avec sa voix douce flottant au-dessus. Pourtant, le morceau est impossible à couper, car chaque ingrédient seul ne vaut pas grand chose. Au rythme passionnant des producteurs Hoodie (NE) et EKANY (BE), Cyra nous dit qu’elle n’est pas la bonne, mais on espère qu’elle a tort ! Heureusement, notre cœur fond aussi vite qu’il s’est brisé. L’ambiance extrêmement groovy s’en assure.

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K1D#RIOTS (prod. CHUKI BEATS)

K1D est un talent sûr de lui qui fait fureur dans la scène hip hop. Ce printemps, il a sorti “LONELY HOUR(S) 2” et plus tôt dans l’année, il a signé avec Warner Music Benelux, en collaboration avec Classic Releases. C’est un artiste qui ne garde pas sa langue en poche lorsqu’il s’agit de discrimination et de racisme. Ces dernières semaines, il a été l’une des voix les plus fortes du mouvement local Black Lives Matter. Dans #RIOT K1D questionne le soutien et la hype médiatique dont bénéficie actuellement la BLM et se demande si cet élan est bien réel. Les personnes qui partagent le message veulent-elles vraiment un changement ? Ou bien est-ce une question de likes ?

THE REVOLUTION STARTS WITHIN YOURSELF FIRST NOT SOCIAL MEDIA! We all seen the news lately and everybody is aware of the bigger issue. Racism isnt brand new it has been there for centuries. I want to use this moment to grab everybodys attention and tell em that while this might be “new” to them and for some a “hype” for people of colour this is everyday life. This is a battle we been fighting for centuries. This is all we know. There is a big energy shift happening over the world. And i want peoples intentions to be pure from the heart and not for likes or clickbait. If we join forces we can stop the oppression but that energy cant only come from people with colour. We need to hear the whole world.  KEEP THE SAME ENERGY FOR LIFE! 

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HervéAddenda

Hervé a sorti son premier album “HYPER” vendredi. Avec ce projet, il livre son âme en milliers de fragments, comme autant de mantras introspectifs et de refrains entêtants. Et s’il n’hésite pas à laisser parfois le rythme prendre le pas sur le sens, c’est parce que le rythme pour lui c’est aussi du sens et que les sonorités sont des mots. Parmi les nouvelles chansons de l’artiste, quelques-unes, des nouveautés, vont rythmer votre été 2020. “Fureur de vivre”, “Addenda”, “La peur des mots” sont de très belles réussites, qui doivent en jeter sur scène. On a presque envie de sauter l’été pour être au moment des concerts de l’artiste. Mais avant d’y arriver, vous pouvez déjà vous régaler de la nouvelle vidéo du chanteur.

Un addenda est une note explicative et additionnelle que l’on peut retrouver à la fin d’un ouvrage pour en expliquer la nature et la teneur.J’ai imaginé ce titre comme un dialogue avec moi-même, un face à face qui me permet d’évoquer toutes les choses que je ne veux pas voir et dont je refuse même l’explication. Musicalement, je voulais que cette introspection soit la plus dansante, solaire et romantique possible. Mettre la pulsation au coeur du morceau et adresser un clin d’oeil à la French Touch première génération (Daft Punk, Modjo, Stardust, Fred Falke) qui a longtemps bercé mon imaginaire.”

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Claire L’affûtÉtrange Mélange (version acoustique)

Après ses premiers titres comme “Vérité” ou “Mojo”, Claire Laffut nous revient en plein confinement avec “Etrange Mélange”. On retrouve les ondes groovy de la belge, avec des influences tropicales qui soufflent une sensation de chaud et de nostalgie. “J’avais l’impression que tout me montait à la tête, la tristesse, l’euphorie de l’été”. Un titre dansant pour un récit esquissant une passion achevée, avec ses regrets, ses désirs qui demeurent ainsi que ses errances traduites et personnifiées dans cette animation où emoji, serpent et soleil couchant se donnent la réplique.

>> A lire aussi: Claire Laffut @ Botanique (Orangerie)

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Bea KadriBe Alright ft. Isaac B

Début du mois, l’auteure-compositrice-interprète libanaise Bea Kadri a sorti son single “Be Alright”, en collaboration avec Isaac B, le rappeur freestyle londonien. Le morceau est mélancolique et édifiant, et rappelle que lorsque les choses semblent s’alourdir et nous ralentir, nous devons nous rappeler de les prendre en douceur, de nous poser et d’y penser, d’être psychologiquement présents. Béa explique: “Dans le clip, Isaac B et moi sommes séparés par nos horaires conflictuels et nos routines sociales. Nous sommes ensemble uniquement pour se détendre le week-end, puis finalement revenir sur le même cercle vicieux. La réalisatrice Linda Dorigo et le DdP Jean Dakar ont vraiment traversé l’histoire, les décors, les visuels et l’ambiance. La vidéo capture vraiment l’essence de la chanson pour moi, un mélange de cette ambiance froide, édifiante mais tout aussi mélancolique.”

Leon BridgesSweeter ft. Terrace Martin

Quelques jours seulement après sa sortie single, Leon Bridges dévoile le magnifique clip de “Sweeter”. Entièrement tournée dans son quartier d’enfance, la vidéo est selon ses propres termes “une célébration de la négritude”. Elle vient sublimer un morceau déjà particulièrement engagé en dépit de son apparente douceur. Le résultat est en tout cas largement à la hauteur de l’ambition du duo, résumée ainsi par Terrace Martin : “C’est de la musique pour méditation, elle n’est pas faite pour les oreilles mais pour le cœur.” Initialement prévu pour son prochain album, les circonstances actuelles ont conduit le soulman à anticiper la parution du titre. Il explique en effet: “Avoir grandi au Texas m’a confronté au racisme, ont confronté mes amis au racisme. Dès l’adolescence, on nous apprend à comment nous conduire au contact de la Police pour éviter les conséquences du profilage ethnique… La mort de George Floyd a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase… Je suis George Floyd, mes frères sont George Floyd, mes sœurs sont George Floyd. Je ne peux ni pourrai rester silencieux plus longtemps.”

SnakidWanna See My Dreams

En mars 2019, le jeune rappeur français Snakid sort son tout premier projet musical “Solaire”. Depuis, il en a fait du chemin ! En quête d’un amour charnel, il nous dévoile son attrait pour la séduction dans “Wanna See My Dreams”, le troisième extrait de sa prochaine mixtape “Sur Mesure”. C’est un morceau à la fois sensuel et groovy, marqué par une rythmique endiablée et entêtante. L’artiste s’est inspiré de morceaux tels que “Candy Shop”. La gimmick revient souvent, et vous plonge dans un mood particulier.

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SYENSans Foi ni Loi

Jeune rappeur de 26 ans originaire du sud de Paris dans le XVème arrondissement, SYEN est un membre du groupe La Mannschaft qui a notamment connu un certain succès lors du freestyle GRUNT 2 aux côtés de Lomepal et de membres de l’Entourage il y a quelques années. Loin d’être novice, il a déjà sorti 3 projets en totale indépendance et s’apprête à sortir son 1er album solo. Aussi à l’aise sur du boom bap que sur de la trap ou du chant, il mélange fine plume, flow aiguisé et mélo de par son vécu qui l’inspire. SYEN se démarque par sa capacité à pouvoir passer du rap cru au rap mélodieux. Il nous dévoile ici le deuxième titre de son prochain album (prévu pour fin juin) où il nous emporte avec son flow super fluide mais aussi ultra rapide, et un refrain chanté efficace qui rentre dans la tête, un peu à la Gims !

IchonNoir ou blanc ft. Loveni 

Sur “Noir ou blanc”, le Parisien Ichon s’offre une virée en bagnole avec son pote Loveni, pour un cocktail métissé des plus savoureux. On te met au défi de ne pas danser sur la production funky et ronde à souhait qui accompagne à merveille ce morceau qui célèbre la force de la différence avec une bonne humeur pour le moins contagieuse. Le message est quant à lui sublimé par un clip bourré de poésie, mettant en valeur une fresque de personnages tous marqués par leur singularité. Au casting, on reconnaîtra notamment notre chère Yseult, qui n’est décidément jamais très loin quand il s’agit de magnifier le corps quel qu’il soit.

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BLYSFace to Face

BLYS, c’est une voix soul renversante qui pose ses mélodies RnB sur des instrumentales hip hop semblant provenir des tréfonds d’un Los Angeles où résonnent encore les Dr. Dre ou autres 2Pac. Ce métissage contemporain est né de la rencontre entre Lulu, chanteuse nourrie par les grandes divas de la soul et du jazz, et inspirée d’artistes comme Lucky Daye, Ari Lennox et H.E.R en tête, et Young Seph, producteur et claviériste autodidacte, amoureux du hip hop US des années 2000, qui fait revivre ces sonorités chill et minimalistes basées sur des beat/bass imposants. “Face to Face”, c’est un morceau soul / hip hop touchant qui nous emmène dans l’intimité de la chanteuse Lulu. À travers des scènes de vie quotidienne, le réalisateur illustre ici avec justesse et sincérité le propos introspectif du texte et ce combat permanent avec soi-même. L’esthétique VHS vintage vient s’allier parfaitement aux couleurs jazz/hip hop du sampling et de cette trompette, le tout porté par la voix soul renversante de la chanteuse. Cette musique nous envoûte et dévoile une nouvelle facette du groupe que l’on aimerait explorer davantage, à suivre de près.

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Jewel Usain CTRL

Jewel continue à tracer sa route dans le paysage du rap français, connu et respecté pour ses qualités artistiques par les acteurs du milieu et ses premiers fans. En effet, c’est un artiste qui arrive à allier le fond comme la forme dans ses titres ce qui devient une qualité rare. Un univers éclectique et singulier dans le choix de ses thèmes et fort visuellement dans ses clips. Il dévoile son nouveau titre “Ctrl”, un morceau punchy et hargneux qui a comme simple prétention de réveiller les consciences. Lyrics affutés, voix clair et technique viennent déferler sur la prod épuré mais néanmoins puissante de Madka. Fidèle à son équipe, le visuel est toujours signé par Kidhao et vient enrichir les propos de l’artiste et donner vie à toutes ses métaphores et comparaisons centré sur une seule question : “Est ce que la violence fera de nous des hommes ?”

MetronomyThe Light 

Metronomy continue d’exploiter pleinement leur long (et très bon) dernier album, “Metronomy Forever”, en nous dévoilant un clip pour le tube discret “The Light”. Une vidéo tout droit sortie d’une VHS poussiéreuse qu’on aurait trop regardée, quelque part dans les années 90. Couleurs saturées, images superposées, effets spéciaux d’un autre temps et pas de danse qu’on fera à la première fête de “l’après” (chorégraphiés par les membres de Metronomy eux-mêmes). Un rendu psychédélique pour un voyage au beat chaloupé dans ce qui nous anime au plus profond de nous. Car cette lumière, “The Light”, c’est celle du dancefloor qui nous tire enfin hors de nos vies guidées par le spleen. C’est cette ligne de basse irrésistible (une de plus au compteur du groupe) qui vient déhancher nos questionnements sur comment se sentir assez en vie: “Help me feel / Help me feel alright”. Et ce sont ces cloches qui nous annoncent que revivre est à portée de main: “I see the light / So I’m gonna be alright”. “The Light”, c’est pour ceux qui se sentent prêts à se remettre en piste.

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