Zwangere Guy, le Brusseleir qui plie le rap game néerlandophone

Deux albums en un peu moins d’un an (dont un premier disque d’or), une flopée de prix, des salles remplies… Zwangere Guy est en train de réussir son pari: plier le rap game néerlandophone. Son ton incisif et ses textes critiques, qu’il compense à merveille avec une bonne dose d’humour, lui valent l’attention d’un large public et les éloges de la presse.

De son vrai nom Gorik van Oudheusden, l’artiste bruxellois brise les codes et s’affiche aussi bien en featuring avec Roméo Elvis et Selah Sue qu’avec Arno. Celui qui a survolé l’année 2019 pour la terminer en boulet de canon semble inarrêtable.

Sorti du nid du collectif de hip hop bruxellois STIKSTOF, il s’impose en 2017 comme porte-parole de la rue. Sa poésie retenti plus fort que jamais cette année là. Il est le ket idéal pour parler des obstacles à franchir quand on grandit dans la capitale. De la présentation de sa première mixtape “Zwangerschapsverlof vol. 3” au VK à l’ivresse collective en festival avec Niveau4 et Bruxelles Arrive. On est ici témoin de l’apogée du hip hop bruxellois.

Début 2019, il nous offre un premier album “Wie Is Guy?” dans lequel il se présente et fait face à son passé. L’album s’ouvre avec son répondeur automatique: on entend des messages personnels laissés par des amis et connaissances. Comme dans le premier single très médiatisé “Gorik pt. 1”, il revient sur sa jeunesse turbulente. Les médicaments, l’alcool et les mauvais traitements, tous les sujets y sont traités.

Neuf mois plus tard (le temps d’une grossesse), Gorik donne un successeur à “Wie is Guy?”.
“BRUTAAL” comme son nom l’indique est honnête, brut et incisif. Comme lui. Et malgré les sorties proches des deux albums, ce dernier est doté d’une identité propre. “BRUTAAL”, un projet qui renvoie à ses influences passées et actuelles (on le sait très fan de Mobb Deep ou EPMD) et à son sens de la famille (il y met à contribution les brothers in arms de STIKSTOF et aussi Blu Samu et Peet du 77). Ce disque laisse parler le côté sombre de sa force, celle qui prend sa source dans le caniveau, et dont le très sale “GUTTERGANG” est la plus puissante représentation.
Et quand Zet Gee ne fait pas dans le noir, il passe en mode introspectif, un registre dans lequel il a toujours excellé et que le diptyque “WAAROM” / “DAAROM” incarne à merveille (dans “WAAROM” il dresse une longue liste de questions qu’on lui a posées ces derniers mois, auxquelles il répond dans le titre suivant).

Deux albums de rap en un an et ce sont littéralement les deux meilleurs du genre pondus en Belgique ces temps-ci! On a d’ailleurs hâte de découvrir ce qu’il nous concocte pour 2020.

Le Bruxellois, qui a été récompensé des prix du meilleur album pour “Wie is Guy?”, de la meilleure chanson pour “Gorik Pt.1” et du meilleur concert aux Red Bull Elektropedia Awards 2019 promet d’enflammer les trois AB sold out prévues les 29 avril, 30 avril et 1er mai.
Une chose est certaine, il sera sur tous les festivals d’été et notamment à Dour pour la 3ème fois où il a le privilège de programmer sa propre scène ; c’est amplement mérité !

Zwangere Guy’s bash:

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