Slider

Marc Rebillet, le nouveau phénomène excentrique de l’électro

Fine moustache à la Clark Gable et lunettes rondes de geek, Marc Rebillet est devenu un phénomène viral grâce à ses improvisations musicales et ses textes comiques. En effet, il a multiplié les vidéos sur YouTube où on le voit interpréter, en direct de son appartement de New York, des chansons funk, pop, electro, ou rap avec les moyens du bord.

A lire aussi: FKJ, pionnier de la nouvelle “French Touch”

“Le mélange le plus dingue entre création musicale, improvisation et comédie”. Cette phrase postée par un fan sur sa page Facebook résume parfaitement le talent immense du bonhomme.

Né d’un père français et d’une mère américaine, Marc Rebillet s’est fait connaître sur YouTube en 2017, en postant des vidéos de lui en tenue légère en train de composer de la musique à l’aide de son clavier, de son ordinateur, d’un micro et d’une loop station. Rapidement, ses vidéos explosent car l’artiste sait tout faire : il compose avec brio, chante, danse et fait rire.
Deux ans plus tard, il remplit les salles partout où il passe grâce à une sorte de one-man show dans lequel il improvise des musiques avec l’aide du public. Il a terminé l’année passée une tournée de plus de 20 dates aux Etats-Unis et au Canada, et une tournée en Europe. “Ce que je réalise aujourd’hui est le produit d’années de travail à essayer de faire de la musique”, confie l’artiste de 31 ans. “C’est aussi le produit de beaucoup de pensées, de rêves, et de frustrations à imaginer comment je pourrais en faire mon métier un jour”.

A lire aussi: Leifur James, la recette miracle qui mélange électro et jazz

Le Franco-américain a grandi à Dallas et passé beaucoup de ses étés à Paris. Début 2017, Marc frappe à la porte de bars à Dallas où il propose de jouer sa musique si singulière. Sept mois plus tard, il est programmé dans cinq établissements par semaine. “C’était un sacré pari étant donné que ce que je fais n’est pas pour tout public”, se souvient Marc Rebillet qui explique “avoir profité de toutes ses scènes pour apprendre, progresser et peaufiner mon univers”.

Surnommé ‘Loop Daddy’ par ses fans pour sa maîtrise des boucles musicales, il joue du piano depuis l’âge de quatre ans. Il a fait ses classes au conservatoire à New York, avant de s’essayer à une école de cinéma pour devenir acteur. “J’ai également eu la chance de grandir en écoutant tous les styles musicaux grâce à mes parents: du classique à l’électro en passant par le rap, la soul et le jazz”, raconte l’artiste.

L’autre raison du succès de Marc Rebillet tient dans la folie de son personnage. A chaque vidéo, dans chaque concert, l’artiste gesticule dans tous les sens, s’égosille, comme possédé par sa musique. “Ce que tu vois sur scène, ce sont mes peurs, mes désirs et mon sens de l’humour poussés au maximum”, explique le Franco-américain. “Ça demande une énergie folle, je ne pourrai pas faire ça toute ma vie”.

A lire aussi: J. Bernardt, le mélange éclectique de RnB minimaliste, d’électro et de soul

Sa musique est caractérisée par son utilisation d’une loop station Boss RC-505, qui lui permet de superposer sa voix avec des claviers, des tambourins et d’autres petits instruments de percussion. La plupart de ses chansons sont improvisées et comprennent des éléments de funk, de soul, de hip hop et de house, ainsi que des sketchs comiques. Nick Pagano a décrit la musique de Rebillet comme allant “d’expressives ballades au piano aux licks de basse funky en passant par les tubes de discothèque, et toujours accompagnée d’un sens de l’humour qui n’appartient qu’à lui”. Ses paroles ont tendance à être comiques, idiotes ou vulgaires, suffisamment pour qu’il soit considéré comme un comédien. Sa personnalité ‘maladroite’, ‘ringarde’ et ‘sérieuse’ joue un rôle sérieux dans sa popularité.

Reggie Watts, Nina Simone, Madlib et James Blake sont ses sources d’inspiration.

Aujourd’hui, il a à son actif deux EP’s; “Loop Daddy” (2018) & “Loop Daddy II” (2019) et trois albums studio; “Marc Rebillet” (2018), “Europe” (2019) & “Loop Daddy III” (2020). Ils sont à absolument découvrir tellement ils sont bons et déjantés.

A lire aussi: Tash Sultana, la magie de cette ‘one-person band’ australienne

Please follow and like us:

Laisser un commentaire