Tash Sultana, la magie de cette ‘one-person band’ australienne

À tout juste 23 ans, Tash Sultana a bouleversé les codes du succès. Il lui a fallu seulement une chanson jouée en live sur Internet pour la propulser au rang de star mondiale. S’en est suivi la sortie d’un EP autoproduit intitulé “Notion” et une tournée mondiale.

Natasha Sultana de son vrai nom est une artiste australienne-maltaise originaire de Melbourne. C’est en jouant “Jungle” dans les rues de sa ville natale que Tash s’est fait connaître. C’est sans aucune promotion et avec des vidéos ‘faites maison’ postées sur Youtube qu’elle a atteint des dizaines de millions de vues.
Depuis que ses mains ont touché une guitare à l’âge de trois ans, la musicienne autodidacte a développé son propre style, une voix magique, un don naturel pour la mélodie et son jeux virtuose de plus de 10 instruments. Une véritable femme-orchestre aussi discrète qu’imprévisible. Mais dont l’intensité de jeu ne dépérit pas.

Tash est surnommée la femme-orchestre car elle base son style sur le looping, comme Ed Sheeran. C’est-à-dire qu’elle utilise une beatbox (parfois à la bouche) pour les rythmes et superpose les arrangements à la guitare pour créer un ensemble entièrement cohérent. Par dessus, elle applique sa voix polymorphe dans un genre très planant, tantôt proche du reggae, du blues, de la dub, de la soul ou de la dream pop.
Sur scène, on verra un espace un brin surélevé, encadré par une horde d’instruments. Guitares, basse, claviers, pads, pédales de son. Elle et elle seule joue de tous les instruments en même temps. Rien n’est laissé au hasard dans cette disposition millimétrée.

A 17 ans, Tash Sultana sombre dans la drogue et c’est en s’accrochant à la musique, en s’y adonnant pleinement et en travaillant sans relâche qu’elle parvient à s’en sortir. Ce que l’on ressent très clairement dans sa musique qualifiée de viscérale. Elle touche notre fragilité et nous donne de la force. Tash peut paraître timide mais à mesure où les premières notes de guitare se succèdent sur scène, c’est une toute nouvelle présence qui se dégage. On sent que le monde de la musique la transporte, l’emmène dans son univers à elle et elle la maîtrise à merveille.

En août 2018, Tash sort son tout premier LP “Flow State”, dans lequel on retrouve son style habituel, avec un accent légèrement étrange. Comme expliqué précédemment, Sultana souffre d’une psychose liée à la drogue et les paroles font allusion à cette expérience infernale, mais avec un certain flou qui garantit que toutes les chansons restent agréables à écouter pour l’auditeur. C’est peut-être d’ailleurs cette manière de travailler qui est la clé de son succès: produire une musique passionnée, mais qui ne veut finalement pas perturber quoi que ce soit.

Cet album a été entièrement écrit, composé, arrangé, interprété et produit par la chanteuse elle-même.

Tash Sultana’s bash:

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2 Replies to “Tash Sultana, la magie de cette ‘one-person band’ australienne”

  1. Merci pour la découverte!! Je kiffe trop…

  2. Frédéric Maltesse dit : Répondre

    Merci pour cette belle découverte! 🙂
    Fred M

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