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Klein nous transporte dans son nouveau clip “Chanson de Lili”

“Après trois ans en tournée avec Clara Luciani, je me suis retrouvé fin 2019 avec tous mes instruments chez moi. Très vite, en reprenant possession du temps et de l’espace dont je disposais, des mélodies me sont venues et ce sont 8 morceaux qui ont finalement vus le jour entre janvier et mars.
J’ai pensé cet album comme une compilation instrumentale à la manière de la musique Library des années 70 : un recueil et hommage aux différentes influences qui m’animent, conçu comme une bande originale où l’auditeur est libre de créer son propre film.”
Klein

“Chanson de Lili” a été composé à la manière d’un mantra cyclique et psychédélique. C’est un titre solaire et nostalgique, sur lequel se mêlent des lignes de synthés et de guitares, qui progressent lentement autour d’une séquence de boîte à rythmes des années 1970 et d’une basse. Le morceau nous transporte dans un road-movie halluciné, traversé de paysages arides et fiévreux. Pour le clip, Klein a fait appel à Nevil Bernard, réalisateur, graphiste et multi-instrumentiste qui à travaillé notamment pour Catastrophe et Theo Lawrence & The Heart. Ainsi donc, le clip illustre l’incandescence onirique d’un personnage, Klein, déformé par la fureur d’un soleil éreintant… finissant même par fondre au soleil et se muer en une vaste étendue d’eau qui va recouvrir ce paysage aride. Une agonie initiatique aux teintes de dessin animé psychédélique des années 1970.

Sous le pseudo coloré Klein se cache le multi-instrumentiste Benjamin Porraz. Après avoir fait ses armes aux cotés de Agua Roja ou encore Théo Lawrence, ce musicien de l’ombre croise le chemin de la chanteuse Clara Luciani. Il participe au succès de son premier album en tant que guitariste, dans une tournée aux airs de road- movie qui l’emmène jusqu’à l’île de la Réunion.

Loin des tournées, en isolation totale, ce musicien de session décide de plancher sur son premier album solo. Aplatir les sons, revenir à l’essence même de la musique instrumentalisera pour lui une fuite nécessaire et radicale. Imaginé comme une ballade rétro-futuriste dans une forêt imaginaire, Klein nous emmène le temps d’un dernier slow dans les collines désertes d’un Hollywood crépusculaire.

Influencé par un Orient généreux et décadent, il puise ses inspirations aussi bien dans des musiques disco turques actuelles que des rythmes baroques oubliés. Une démarche résolument romantique qui n’hésite pas à mélanger pop, krautrock et lo-fi dans des formats courts empreint d’une certaine nostalgie des films d’horreurs italiens des années 1970.

Au milieu de ses boucles lancinantes de guitare, on y croise parfois les fantômes de Can et Durutti Column le temps d’une ballade initiatique dans un décor sanglant et pulvérisé par des lumières psychédéliques.

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